Bordeaux

Gironde, Nouvelle-Aquitaine

Patrimoine mondial de l'UNESCO

La place de la Bourse est la première brèche dans les remparts du Moyen Âge et est destinée à servir de somptueux écrin à la statue équestre, détruite à la Révolution, du roi de France Louis XV. Inaugurée en 1749, elle est le symbole de la prospérité de la ville. Successivement appelée place Royale, place de la Liberté pendant la Révolution, place impériale sous Napoléon Ier, puis à nouveau place Royale à la Restauration. En 1848, à la chute de Louis-Philippe Ier, elle devient place de la Bourse.

L’intendant Boucher veut ouvrir la ville sur le fleuve. Il souhaite moderniser Bordeaux et offrir un visage de la ville plus accueillant à l'étranger qui vient par la rive droite de la Garonne. On supprime une partie des murailles qui ceinturent Bordeaux et on construit une place Royale. Une statue équestre du roi Louis XV est placée en son centre.

À la Révolution, la statue est remplacée par un arbre de la liberté. Elle prend le nom de « Place Impériale » à l'occasion de la venue de Napoléon Ier. Lire plus bas.

 

Ciel rougeoyant. Palais de la Bourse, Bordeaux, patrimoine mondial de l'Unesco. Gironde

Les quais de Bordeaux, rive gauche

 

En 1828, sous la Restauration, la ville élève une modeste fontaine, en forme de colonne de marbre rose surmontée d'un chapiteau blanc et d'un globe, à l'emplacement de la statue équestre disparue à la Révolution. En 1869, elle est remplacée par l'actuelle fontaine des Trois Grâces représentant Aglaé, Euphrosyne et Thalie, les filles de Zeus, dessinée par Louis Visconti, sculptée par Charles Gumery et coulée par la fonderie Thiébaut Frères . Dès octobre 2009, et ce tous les ans de ce même mois, une campagne de sensibilisation au dépistage du cancer du sein utilise comme vecteur les Trois Grâces de la place de la Bourse, enrubannées de rose et baignant dans une eau rosée.

Cette place est une des œuvres les plus représentatives de l'art architectural classique français du XVIII siècle. Au nord se tenait le Palais de la Bourse (actuelle Chambre de Commerce et de l'Industrie de Bordeaux) et au sud l'Hôtel des Fermes (actuelle Direction Interrégionale des Douanes et Droits Indirects qui abrite en sein le Musée national des Douanes). Ce dernier est réalisé par Ange-Jacques Gabriel entre 1735 et 1738 et les sculptures représentent Minerve protégeant les arts et Mercure favorisant le commerce de la ville. Lire plus bas

 

Les frontons des autres bâtiments de la Place de la Bourse et les mascarons sont sculptés par Jacques Verbeckt, Vernet et Prome. Les frontons représentent : la grandeur des princes, Neptune ouvrant le commerce, la jonction Garonne-Dordogne, le Temps découvrant la Vérité.

Les inspirations des mascarons sont multiples : aux traditionnels Neptune et Bacchus s'ajoutent des animaux fantastiques, des figures féminines, des visages du carnaval, des anges, des fauves... Mais les mascarons de la place de la Bourse reflètent aussi l'histoire de Bordeaux avec par exemple la reproduction de visages de femmes africaines en référence à la traite négrière qui fit la richesse de la ville avec le commerce triangulaire.

Le cadran de l'horloge est d'Hustin, un faïencier bordelais et l'intérieur est composé de tableaux et de tapisseries des Gobelins.

Source : Wikipedia

Fontaine des Trois Grâces, Miroir d'eau, Pont de pierre

La fontaine des "filles de Zeus" Aglaé, Euphrosyne et Thalie est une œuvre dessinée par Louis Visconti et sculptée par Charles Gumery (sans oublier Amédée Jouandot pour la partie basse avec les enfants sur les dauphins ainsi que les moulures du piédestal et la bordure du bassin). Elle a été réalisée par les fonderies Thiébaut Frères à qui l'on doit aussi à Bordeaux le monument Gloria Victis, place Jean Moulin. Pour mémoire, dans un registre bien différent, Louis Visconti est l'architecte qui a construit aux Invalides à Paris le tombeau de l'empereur Napoléon.

Le miroir d'eau est situé face à la place de la Bourse, c’est le plus grand miroir d'eau du monde avec une surface de 3 450 m². Réalisé par le fontainier Jean Max Llorca, l'architecte Pierre Gangnet et l'urbaniste Michel Corajoud, le système permet de faire apparaître l'un après l'autre un effet miroir avec 2 cm d'eau sur une dalle en granit noir et un effet brouillard pouvant atteindre jusqu'à 2 mètres de hauteur.

Le pont de pierre est un pont à voûtes en maçonnerie franchissant la Garonne à Bordeaux. Il permet de relier le centre ville au quartier de La Bastide, sur la rive droite. Il construit sur ordre de Napoléon Ier entre 1810 et 1822, a été conçu par les ingénieurs Claude Deschamps et Jean-Baptiste Basilide Billaudel. Quatre mille ouvriers y travaillèrent. D'une longueur de 487 mètres, l'ouvrage présente 17 arches construites sur 16 piles. La largeur du pont, initialement de 14,6 mètres, a été élargie à 19 mètres en 1954. Le pont est construit en pierre et en brique, avec la particularité de comporter des espaces vides intérieurs.

Le financement de l'ouvrage, à hauteur de 6,5 millions de francs fut mixte  : le négociant bordelais Pierre Balguerie-Stuttenberg créa, en 1818, la Compagnie du pont de Bordeaux pour lever les financements privés nécessaires à l'achèvement des travaux, pour un montant de 2 millions de francs. En contrepartie la Compagnie du pont bénéficiera d'un droit de péage. Celui-ci sera racheté par la ville de Bordeaux en 1863, ce qui permet le rattachement de La Bastide à Bordeaux au 1er janvier 1865. Ce pont est inscrit monument historique depuis le 17 décembre 2002. Source : Wikipedia

Mascarons et autres découvertes

Bordeaux présente plus de 3 000 mascarons qui participent à l'ornementation des façades et des fontaines de la ville.

En architecture, un mascaron est un ornement dont les inspirations sont multiples : aux traditionnels Neptune et Bacchus s'ajoutent des animaux fantastiques, des figures féminines, des visages du carnaval, des anges, des fauves…

Les mascarons bordelais reflètent aussi l'histoire de la ville avec la reproduction de visages africains en référence à la traite négrière, l'intégration de symboles maçonniques, chrétiens ou juifs.

Décoration vivace et fantaisiste par nature, le mascaron permet d'animer la rigueur géométrique des façades en s'intégrant aux décors architecturaux. Ils sont souvent apposés sur la clef de voûte des arcs des fenêtres ou des portes et sur les linteaux.

Au XVIIème siècle, les hommes de l'art distinguent les mascarons des masques. Ainsi, en 1691, selon Augustin-Charles d'Aviler :

- Le masque : « c'est une tête d'homme ou de femme, sculptée à la clef d'une arcade. Il y en a qui représente des divinités, des saisons, les éléments, les âges, les tempéraments avec leurs attributs, comme on en voit au château de Versailles du côté du jardin, à la colonnade ».

- Le mascaron : « est une tête chargée ou ridicule, faite à fantaisie, comme une grimace, qu'on met aux portes, grottes, fontaines… Ce mot vient de l'italien Mascharone, fait de l'arabe Mascara, bouffonnerie ».

Malgré l'étymologie discutable, ces définitions ont le mérite d'expliciter une différence de fond entre le mascaron et le masque. Le mascaron est une bouffonnerie, une caricature qu'il faut réserver à des ouvrages secondaires. Le masque est une décoration de bon goût sur la façade d'un hôtel particulier, d'un palais. L'Académie royale d'architecture édicta des recommandations en conformité avec ces définitions. Toutefois, dans la pratique, masques et mascarons finiront par se fondre dans la fonction commune de décoration et de divertissement des passants. Lors de la réalisation de la place de la Place de la Bourse les devis utiliseront seulement le terme de « tête ». Source : Wikipedia

Points de vue et horizon, rive gauche

5 décembre 2015, ciel rougeoyant

La rive gauche des quais se déroule sur une bande de 80 mètres de large, entre façades et Garonne, et sur 4,5 kilomètres de long, de la gare Saint-Jean aux bassins à flot.

Les quais de Bordeaux constituent l'un des plus magnifiques patrimoines urbains du monde, avec leurs façades 18ème siècle dont de nombreux édifices classés ou inscrits au titre des monuments historiques. Ils sont au cœur de l'Ensemble urbain exceptionnel, inscrit sur la liste du Patrimoine mondial par l'Unesco en 2007. 

Au pied de ces immeubles aujourd'hui ravalés, les quais ont progressivement été réaménagés dans le sillage du tramway par le paysagiste Michel Corajoud. Ici, pour toute l'agglomération bordelaise, se façonne un nouvel art de vivre autour de multiples escales.

Sur les pelouses, dans les parcs et jardins, le long de la Garonne, les quais se veulent escales de détente, et de promenade. Le parc des sports Saint Michel ou le skate park invitent au sport dans ce cadre unique. Avec le miroir d'eau, en face de la place de la Bourse, ou sur un plateau surélevé aux Chartrons, les quais deviennent escale de fête, de rêve et de magie.

Source : Mairie de Bordeaux

Bordeaux mélancolie..